Amy MacDonald — Life In A Beautiful Light

Cet article est issu de Kusikia, un exercice d’écriture de courtes critiques culturelles, publié entre mai 2012 et mars 2013.

J’ai parfois une sensation désagréable de déjà-entendu. Une voix puissante, parfois criarde, teintée d’un fort accent écossais. Des mélodies enlevées, des rythmes simples, formatées pour les autoradios. Des paroles simplistes, des thèmes génériques, désincarnés jusqu’à en être crispants.

« Regardez comme c’est joli les feux d’artifice », «  nous les supporters des clubs de foot, on devrait se faire des bisous plutôt que de se mettre des pains », « je déplacerais des montagnes pour toi » et j’en passe : Amy MacDonald n’aurait peut-être pas dû revenir de son année sabbatique si c’était pour servir de tels clichés. Seul Left That Body, sur les ravages d’Alzheimer, est un net cran au-dessus.

Quelque part, ces paroles superficielles au possible s’accordent parfaitement avec les arrangements mièvres qui essayent trop de rappeler la pop écossaise pour sonner juste. Il n’y a là encore qu’une seule exception, In The End /Two Worlds. Dont on espère vraiment qu’il amorce un changement de direction.