Aurélien Bellanger — La théorie de l'information

Anthony Nelzin-Santos

Cet article est issu de Kusikia, un exercice d’écriture de courtes critiques culturelles, publié entre mai 2012 et mars 2013.

« Roman », est-il écrit sur la couverture, et du roman, il y en a pendant quarante pages. La théorie de l’information se transforme ensuite en un assommoir pédant et fat construit à coup de fiches Wikipedia, pour finalement retourner au roman, mais au roman de science-fiction de série Z.

Bellanger aurait voulu écrire une Comédie humaine à l’heure d’internet, il réduit ses personnages au rang de simples entrées du 3615 ANNU. Bellanger emprunte son organisation aux Particules élémentaires, mais a oublié de lui prendre l’émotion, le sexe, le sang, bref, l’humain.

Bellanger oblitère la personnalité de son héros inspiré de Xavier Niel pour mieux laisser place à sa gigantesque masturbation intellectuelle, ponctuée d’éjaculations pompeusement baptisées « steampunks ». N’est pas Houellebecq qui veut.