Chris Knight — Little Victories

Anthony Nelzin-Santos

Cet article est issu de Kusikia, un exercice d’écriture de courtes critiques culturelles, publié entre mai 2012 et mars 2013.

Lorsque je mets du Chris Knight, j’ai toujours l’impression d’être dans un F150 rouge sur une route paumée de l’Arkansas. Little Victories ne fait pas exception : me voilà dans un village du fond fin de nulle part, avec son église, sa poste, son general store et son diner.

In The Mean Time ouvre et résume bien l’album. Dans l’Amérique profonde des rednecks et en temps de crise, ses paroles sont parfois dures, mais pas toujours dénuées d’espoir de rémission. Jusqu’à The Lonesome Way, qui ferme l’album, Knight fourbit une plume affûtée, acide, sans jamais être tout à fait assassine.

La musique présente ce même caractère à fleur de peau : le banjo, la guitare folk et les harmonicas sont là, mais les amplis sont à fond, la batterie claque fort et Knight n’hésite pas à sortir sa voix la plus rocailleuse.

Little Victories fait taper du pied par son rythme et hocher de la tête par ses paroles, bien loin du cliché country qu’il pourrait incarner au premier abord. L’ensemble est solide et l’on se surprend à le repasser encore et encore. Et encore.

Bref, Chris Knight gagne à être connu.