métro[zen]dodo

De la consommation créatrice

TJCX :

We treat information as necessarily good, and comfort ourselves with the feeling that whatever article or newsletter we waste our time with is actually good for us. We equate reading with self improvement, even though we forget most of what we’ve read, and what we remember isn’t useful.

So stop reading and start creating.

« Pour bien écrire il faut bien lire », disait ma grand-mère. L’opposition entre consommation et création est une fausse dichotomie. La consommation n’empêche pas la création ; la consommation permet la création. La consommation est créatrice, parce que la création est réaction. Nous sommes les produits de notre temps, de notre éducation, de nos réseaux sociaux, de nos références culturelles1. Nous oublions ce que nous avons lu, nous nous souvenons de ce que nous avons ressenti. Vous voulez arrêter de créer ? Arrêtez de lire.


  1. Comme le dirait Marc Bloch pour ce qui concerne les historiens : « à la vérité, consciemment ou non, c’est toujours à nos expériences quotidiennes que, pour les nuancer, là où il se doit, de teintes nouvelles, nous empruntons en dernière analyse les éléments qui nous servent à reconstituer le passé ». Marc Bloch, Apologie pour l’histoire ou métier d’historien, Paris, Armand Colin, 1974 (1949), p. 48.

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