De la supposée résurgence du CD et du vinyle

RIAA :

For the first time since 2011, revenues from physical products exceeded those from digital downloads.

D’aucuns (1, 2, 3, 4) osent écrire que les formats physiques « n’ont de cesse de gagner en popularité » ou que les CD « ne sont visiblement pas prêts à quitter les bacs ». Au diable la rigueur journalistique ! Le fait est que les ventes de supports physiques ne cessent de décliner aux États-Unis (-4 % en 2017) comme ailleurs. Le revival du vinyle (+10 %) ne suffit pas à compenser la chute du CD (-6 %), le premier pesant trois fois moins lourd que le second (395 millions contre 1,1 milliard de dollars).

Ce ne sont pas les supports physiques qui repassent devant le téléchargement, mais le téléchargement qui repasse derrière les supports physiques, le report massif des usages vers le streaming étant loin d’être terminé. En 2017, le chiffre d’affaires du streaming a augmenté de 43 % aux États-Unis, alors que les ventes en ligne ont baissé de 25 %, pour s’arroger près des deux tiers du marché américain de la musique. Au premier trimestre 2017 et pour comparaison, il ne représentait « que » 46 % du marché français.