De l’intérêt commercial du sous-système Linux de Windows

Paul Stamatiou :

It is now possible to run a full Linux environment right inside Windows. This means you can install Ubuntu or another distro and get access to the same bash prompt you’d expect inside Ubuntu. It was this new Linux functionality […] that was partially responsible for my initial curiosity in Windows 10 and building a new PC. It meant I could also easily carry out my basic web developement tasks to maintain and publish to this site. For me that means a simple Ruby and Node development environment.

Le « sous-système Linux » joue pleinement son rôle d’appât à geeks, preuve de l’efficacité de la politique d’ouverture prônée par Satya Nadella, s’il en fallait encore une1. Après avoir passé quelques jours sous Windows pour les besoins de mon test de l’iMac Pro, je n’imagine pas une seconde abandonner macOS2. Mais je peux imaginer utiliser Windows de manière productive grâce au « sous-système Linux », voire réserver un PC à certaines tâches très spécifiques, comme l’ont fait Paul Stamatiou ou Owen Williams. Ce qui est déjà une immense victoire pour Microsoft.


  1. Le CEO de Microsoft s’inspire de la stratégie établie par Apple au début des années 2000 : s’appuyer sur le libre pour faciliter la transition d’un système à l’autre… et mieux enfermer par ailleurs (dans iTunes chez Apple à l’époque, dans le nuage chez Microsoft aujourd’hui, dans des services à forte valeur ajoutée chez l’une comme chez l’autre donc).
  2. Aussi déficient soit-il, macOS affiche les polices telles qu’elles ont été dessinées, gère correctement les écrans et les périphériques, intègre parfaitement les périphériques réseau, et ne possède pas douze couches d’interfaces chacune détraquée d’une manière différente. Et je ne parle même pas de l’état de la logithèque Windows — le Microsoft Store fait passer le Mac App Store pour la seconde venue du Christ, et l’application Windows moyenne fait passer le moindre de mes scripts pour un prétendant au Nobel de la paix.