Des forêts urbaines

Mathias Disney, The Conversation :

The findings show that Camden has a median carbon density of around 50 tonnes of carbon per hectare (t/ha), rising to 380 t/ha in spots such as Hampstead Heath and Highgate Cemetery – that’s equivalent to values seen in temperate and tropical rainforests. Camden also has a high carbon density, compared to other cities in Europe and elsewhere. For example, Barcelona and Berlin have mean carbon densities of 7.3 and 11.2 t/ha respectively; major cities in the US have values of 7.7 t/ha and in China the equivalent figure is 21.3 t/ha.

Paris compte environ 170 000 arbres intra-muros1, un chiffre qui cache l’extrême artificialité de la ville, parmi les moins vertes de France2. Malgré leur durée de vie limitée en ville, les arbres participent à la gestion du cycle de l’eau, permettent de lutter contre l’îlot de chaleur urbain, et bien sûr captent le CO2. Mieux : la plantation de nouveaux arbres offre souvent l’occasion de redessiner les axes de circulation, de remettre en cause la place de l’automobile pour élargir les trottoirs, de sécuriser et pérenniser les pistes cyclables, d’améliorer l’accès aux transports en commun. L’autoroute urbaine qu’était la rue Garibaldi, à Lyon, est ainsi devenue un boulevard végétalisé et multimodal.


  1. Selon la ville de Paris.
  2. Paris compte seize mètres carrés d’espaces verts par habitant, 2,4 fois moins que Lyon et 7,25 fois moins que Strasbourg, la ville la plus verte de France parmi les dix plus grandes agglomérations du territoire. Poitiers compte 482 mètres carrés d’espaces verts par habitant, selon le Palmarès des villes les plus vertes de France de l’Observatoire des villes vertes de l’Unep et Hortis.