En France, l’iTunes Store n’a plus la cote

Anthony Nelzin-Santos

Cet article est issu de Cartel Mère, une étude de la manière dont l’art interroge la technologie et dont la technologie inspire l’art, publiée avec Cécile Jourdain entre juillet 2014 et avril 2015.

SNEP :

En 2014, le marché de la musique enregistrée a fléchi de 5.3%, sous l’effet de la baisse conjuguée des ventes physiques (-11.5%) et, pour la première fois, des ventes de téléchargement à l’acte (-14%). Cette restructuration des revenus s’explique principalement par une profonde modification des usages autour du streaming.

Après le rebond de 2013, le marché de la musique français est reparti à la baisse, sous le double effet de la chute continue des ventes de CD et de la première chute des ventes en téléchargement. Malgré sa très forte progression, le streaming n’est pas encore en mesure de compenser, alors qu’il en est capable aux États-Unis. C’est que de ce côté de l’Atlantique, de nombreux abonnements à Spotify et Deezer sont couplés aux abonnements téléphoniques, et sont donc peu rémunérateurs.