Films : développer l’offre légale en France pour lutter contre le piratage

Anthony Nelzin-Santos

Cet article est issu de Cartel Mère, une étude de la manière dont l’art interroge la technologie et dont la technologie inspire l’art, publiée avec Cécile Jourdain entre juillet 2014 et avril 2015.

Fleur Pellerin :

C’est souvent faute de trouver le film qu’ils cherchent que les internautes succombent aux sirènes du streaming ou du téléchargement illégal. Grâce à cet outil : cliquer, c’est aussi aider à créer ! Ce qui fait la singularité de cet outil et, je n’en doute pas, ce qui fera son succès, c’est le pragmatisme de la démarche. Que l’on soit plutôt Télérama ou Allociné, Première ou Sens Critique, que l’on soit ordinateur ou tablette, site internet ou application mobile, que l’on soit cinéphile averti ou amateur en herbe, geek invétéré ou simplement à la recherche d’un film ; on ne manquera pas de trouver grâce à cet outil au service de la curiosité et de la passion, de l’émotion et de la transmission, toute la mémoire cinématographique au bout d’un seul clic, une porte entr’ouverte sur la formidable vitalité de la création dans toute la richesse de sa diversité.

Fleur Pellerin a annoncé le lancement d’un site de référencement de l’offre légale de films en ligne. Plus de 10 000 longs métrages sont pour le moment catalogués sur le site web du projet. Le fonds est appelé à s’accroître avec l’action conjointe de différents partenaires dont Allociné, Telerama, et celle d’une douzaine d’éditeurs dont Arte et MyTF1. Les vidéos incluses dans ce dispositif sont signalées par le sigle VOD et disponibles sur n’importe quel support. Un document technique permet aux éditeurs de blogs d’intégrer le réseau VoD par la mise en place d’un widget. Quant au coût de la location ou de l’achat, il reste fixé par les éditeurs web et varie selon les plateformes.