Jennifer Westfeldt — Friends with Kids

Cet article est issu de Kusikia, un exercice d’écriture de courtes critiques culturelles, publié entre mai 2012 et mars 2013.

S’il avait duré dix minutes de moins, Friends with Kids aurait sans doute été l’une des meilleures comédies romantiques de l’année.

La proposition de départ, deux amis font un enfant ensemble, pourrait paraître très lisse. Mais Jennifer Westfeldt crée des aspérités tout au long du film, parfaitement relevées par les acteurs, issus de la distribution de Bridesmaids et du cercle d’amis de l’actrice-auteur-productrice-réalisatrice et son partenaire Jon Hamm. Megan Fox réussit même l’exploit de ne pas imposer sa présence qui a tendance à être néfaste.

On rit aux blagues salaces-mais-pas-trop (c’est quand même un film américain), on s’émeut des gueules défaites : bref, les ressorts de la comédie romantique typique sont là, et ils fonctionnent. La bande-son, fournie par Marcelo Zavos et The 88, ponctue superbement ce qui est un excellent moment de cinéma sans prétention, sans génie, mais très divertissant.

Et puis arrivent les dix dernières minutes, parfaitement transparentes, affreusement conventionnelles, et d’un ennui mortel. Les acteurs principaux y ont autant de charisme que des sangsues et nous pompent tout l’entrain accumulé pendant 90 minutes. Tout semblait vrai dans Friends with Kids, et tout fini faussement.

Les histoires d’amour finissent mal, en général. Friends with Kids aussi.