Jimi Hendrix — People, Hell and Angels

Cet article est issu de Kusikia, un exercice d’écriture de courtes critiques culturelles, publié entre mai 2012 et mars 2013.

J’aime bien People, Hell and Angels.

Je ne l’aime pas parce qu’il est une collection de jams plus cohérente que 99 % des albums qui sortiront en 2013. Je ne l’aime pas non plus parce qu’il montre qu’Electric Ladyland n’était pas une fin, mais seulement un début.

Je ne l’aime pas pour ce qu’il permet d’imaginer ce qu’un quatrième album d’Hendrix aurait pu être pour le blues, le rock, la soul, le R&B et un peu de tout ça à la fois. Je ne l’aime même pas pour les petits tressaillements qu’il envoie le long de ma colonne vertébrale à intervalles réguliers.

Non, si j’aime bien People, Hell and Angels, c’est d’abord et avant tout parce que maintenant, Jimi Hendrix va pouvoir reposer en paix. À l’exception de quelques concerts mal enregistrés, il n’y a plus de profit post-mortem à en tirer.