métro[zen]dodo
Image d’illustration de l’article Le jour d’après (7)
Kaiann Drance présente l’iPhone 11. Image Apple.

Le jour d’après (7)

Quelques remarques au sujet du special event du 10 septembre 2019 :

  • Mes collègues m’assuraient que je me trompais, lorsque je disais qu’Apple attaquerait le marché du streaming vidéo de manière extrêmement agressive. Gratuit pendant un an pour l’achat d’un nouvel appareil, 4,99 € par mois pour six membres d’une famille, Apple TV+ est correctement positionné eut égard au catalogue présenté par Apple et aux réalités stratégiques du marché. La guerre des prix n’aura pas lieu : Netflix reste en position de force, les gens ajouteront Disney+ et Apple TV+ pour un cout modique, et les concurrents seront asphyxiés. La tentative de rebundling des acteurs traditionnels va faire long feu, et le prochain cycle d’unbundling va être d’une rapidité folle.
  • Est-ce que l’on peut s’arrêter pendant deux minutes, et remarquer que l’entreprise qui vend des stations de travail transportables à 6 000 € propose désormais un ordinateur convertible à 660 €, clavier et stylet inclus ? Le voilà, le netbook d’Apple !
  • Apple a surpris son monde en annonçant que l’Apple Watch Series 5 possédait un écran always on. Et elle ne s’est pas contentée d’un affichage monochrome dégradé, mais propose un affichage complet en couleurs ! Son avance en matière de gestion de l’énergie (ses puces sont incroyablement économes) et de l’affichage (elle conçoit ses propres display drivers) est criante. Et payante.
  • L’iPhone par défaut est devenu l’iPhone par défaut. Ce tour de passepasse onomastique repositionne l’iPhone sur le plan tarifaire, et consacre l’importance de la couleur comme élément différenciateur d’un appareil aussi commun qu’un robot ménager. Apple a probablement fait le bon choix en préférant le très-grand-angle au téléobjectif : il est facile de zoomer avec les pieds, mais impossible de reculer une fois le dos au mur.
  • Le mot « pro » a définitivement perdu toute signification, mais ce terme est compris des clients d’Apple (MacBook/Pro, iPad/Pro, iPhone/Pro), et ne posera aucun problème de prononciation. Le troisième bloc optique montre l’importance du matériel dans la photographie computationnelle. Le logiciel est important, mais n’est rien sans les données collectées par les capteurs, et moins performant quand il n’est pas gravé dans le silicium des coprocesseurs. Cette approche, qui brouille les frontières entre logiciel et matériel, explique la nette avance prise par Apple dans le domaine de la vidéo mobile, encore renforcée avec l’iPhone 11 Pro.
  • Apple, influencée par son « photographe en chef » Phil Schiller, a toujours préféré une approche minimaliste des traitements photographiques. Au fil des années toutefois, elle a dû faire quelques compromis et suivre les tendances. Après avoir poussé les curseurs de saturation, elle présente maintenant un « mode nuit ». Cela étant dit, il me semble moins artificiel que celui de Google, dont les clichés ne traduisent pas la vision du photographe, mais sont des fake photos qui dépeignent une réalité alternative. Les premières photos publiées par Apple me semblent plus mesurées, et plus proches d’une approximation de la sensibilité de l’œil humain. Je testerai cette fonction avec une attention particulière.
  • Une montre en titane, un téléphone violet, et macOS Catalina en octobre seulement, me voilà servi.

Vous avez envie de discuter ? Envoyez-moi un courrier électronique. Vous voulez poursuivre la lecture ? Commencez ici. Vous vous sentez l’âme généreuse ? Offrez-moi un livre !