Le Festival du domaine public ouvre ses portes

Anthony Nelzin-Santos

Cet article est issu de Cartel Mère, une étude de la manière dont l’art interroge la technologie et dont la technologie inspire l’art, publiée avec Cécile Jourdain entre juillet 2014 et avril 2015.

Festival du domaine public :

Les œuvres du domaine public, lorsqu’elles sont numérisées, sont accessibles à tous ; elles peuvent être diffusées, échangées, modifiées librement. C’est un vaste patrimoine commun que chacun peut redécouvrir, s’approprier et réinventer comme bon lui semble. Le domaine public réalise ainsi sa promesse : donner aux œuvres une « seconde vie », en permettant à tout un chacun d’y accéder sans demander d’autorisation ni de payer de droits.

Ce festival se donne pour but de sensibiliser le plus grand nombre à l’importance et à la richesse du domaine public, par un ensemble de manifestations à la croisée de la culture, des nouvelles technologies et de la création.

Parmi les événements les plus intrigants, la numérisation du Petit Prince organisée le lundi 26 janvier par La quadrature du net. L’association met à disposition une machine à scanner « faite maison », qui permet de repartir avec la copie PDF de son livre, et de la partager si l’œuvre appartient au domaine public. L’œuvre de Saint-Exupéry aurait dû y être promue cette année… si l’a(via)uteur n’avait pas été reconnu « mort pour la France ». Cette « bizarrerie législative » obligera à la destruction de la copie du livre avant la fin de la soirée.