Le premier musée d’art volé

Anthony Nelzin-Santos

Cet article est issu de Cartel Mère, une étude de la manière dont l’art interroge la technologie et dont la technologie inspire l’art, publiée avec Cécile Jourdain entre juillet 2014 et avril 2015.

Courrier international :

« Pour l’art pillé, prenez à gauche. Pour l’art volé, c’est à droite. » La visite du musée créé par Ziv Schneider, une artiste israélienne installée à New York, est plutôt déroutante. Et pour cause, ce musée n’est pas réel. La visite se fait à l’aide d’un casque de réalité virtuelle qui donne l’impression de parcourir les allées d’une véritable galerie d’art en 3D.

L’idée est née des listes d’œuvres d’art volées ou disparues, que référencent les bases de données du FBI et d’Interpol. L’artiste a donc recherché des images en haute définition de ces tableaux oubliés. L’expérience virtuelle est développée avec la technologie Oculus Rift, qui nécessite le port d’un casque de réalité virtuelle : le « visiteur » évolue dans une galerie virtuelle de trois expositions thématiques. Ziv Schneider propose aussi l’expérience sur un site web, pour ceux qui ne pourraient pas se déplacer et ne seraient pas équipés de la technologie en question.