Les collections du MoMu prennent l’air

Anthony Nelzin-Santos

Cet article est issu de Cartel Mère, une étude de la manière dont l’art interroge la technologie et dont la technologie inspire l’art, publiée avec Cécile Jourdain entre juillet 2014 et avril 2015.

La Libre :

Pour des questions de manque d’espace, [la collection du Musée de la mode d’Anvers (ModeMuseum)] est en effet en grande partie méconnue, puisque le musée présente des expositions temporaires qui n’exploitent qu’une petite partie de son patrimoine. Il est question de plus de 25.000 costumes historiques, pièces de créateurs, ouvrages en dentelle, archives, morceaux de tissu, ainsi que de vêtements et accessoires en tous genres.

Le dispositif numérique, un grand écran tactile, se présente comme un supplément à la visite. Il permet notamment de consulter des photos des pièces de la collection permanente, dont seule une partie est visible lors des expositions temporaires. L’outil répond aux difficultés de conservation du textile, dont la fragilité fait l’objet de mesures drastiques contre les risques liés au temps, à l’humidité, et à la lumière. Des risques qui sont accrus dès les tissus sont présentés au public. L’accès à l’écran reste toutefois soumis aux horaires d’ouverture du musée et à sa fermeture cyclique entre chaque exposition temporaire.