métro[zen]dodo

Lilian Peschet — Mon Donjon Mon Dragon

Cet article est issu de Kusikia, un exercice d’écriture de courtes critiques culturelles, publié entre mai 2012 et septembre 2013.

Les geeks ont donné au monde ses plus beaux cerveaux, et leurs rangs grossissent chaque jour : Mon Donjon Mon Dragon nous incite à considérer de plus près ceux que – par cruauté ou simplement par bêtise – le monde a longtemps appelés losers.

Là-dessus, c’est raté.

« Le modèle même du geek parfait » n’est pas, en 2013, le développeur un peu paumé qui joue encore à D&D et utilise… MSN. Lilian Peschet se prend au piège de ses multiples références et ne parvient au final à décrire qu’un cliché de pseudo-geek à la Big Bang Theory, un tocard alcoolique et dépressif, un loser justement.

Et c’est peut-être tant mieux : je ne suis pas sûr que Mon Donjon Mon Dragon aurait aussi bien fonctionné sans cet énorme malentendu. Le rythme de cette grosse nouvelle est en parfait accord avec son support numérique, tantôt saccadé pour aller d’arrêt de bus en arrêt de bus, tantôt plus lent pour le pause repas, toujours avec une pointe de cynisme lancinant.

On croit voir venir une fin, et c’en est finalement une autre — complètement folle — qui arrive. Jet de surprise. Réussite critique.

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