Moneypenny et Foley sont sur un bateau

2010 selon l’Apple de 1987.

Passe encore qu’un outil se mette en travers de mon chemin pour me suggérer de prendre une pause, à l’issue de laquelle je serai plus détendu… et plus productif. Word le fait déjà très bien, mais il paraît que c’est de ma faute, moi qui refuse de me plier à ses petites habitudes de travail. La peur du plantage imminent mais totalement aléatoire ferait de moi un meilleur pisse-copie.

Mais qu’il pense à ma place, c’est une autre histoire. Pauvre de notre enseignement supérieur lorsque viendra le jour où des professeurs d’université n’auront pas préparé leur cours du matin pour l’après-midi — je ne dis pas du jour pour le lendemain, sinon je serais le premier fautif, mais je ne suis pas professeur, je ne suis qu’un simple étudiant que la fac emploie à moindre coût pour éduquailler les masses.

Et pauvre de nous lorsque viendra le jour où nous aurons besoin qu’un assistant personnel numérique, sorte de descendant d’une Miss Moneypenny au silicium et d’un Sergent Foley au lithium-ion, nous mâche le boulot, quand bien même ce boulot serait de planifier l’anniversaire d’une mère que l’on aime vraiment que quand elle est loin.

J’aime bien arriver en retard à un rendez-vous ou deux par an. Cela me rappelle que je suis humain.