métro[zen]dodo

De la mort du fichier

Simon Pitt, OneZero:

The file has been replaced with the platform, the service, the ecosystem. This is not to say that I’m proposing we lead an uprising against services. You can’t halt progress by clogging the internet pipes. I say this to mourn the loss of the innocence we had before capitalism inevitably invaded the internet. When we create now, our creations are part of an enormous system. Our contributions a tiny speck in an elastic database cluster. Rather than buying and collecting music, videos, or other cultural artifacts, we are exposed to the power hose: all culture, raging over us, for $12.99 a month (or $15.99 for HD) as long as we keep up our payments like good economic entities. When we stop paying, we’re left with nothing. No files. The service is revoked.

J’entends trop de gens se plaindre des caprices d’iCloud Drive ou de Dropbox, je reçois trop de courriers accompagnés d’un fichier (final) (définitif) - 2, j’ai testé trop d’applications qui prétendent réinventer la gestion de fichiers, pour être complètement convaincu par cet argument. Le fichier n’est pas mort — le navigateur de fichiers l’est. Synchronisé par un « nuage », copié par un gestionnaire de paquets, caché par une bibliothèque, atomisé dans une base de données, le fichier est toujours là. Pourra-t-on (faut-il) le dépasser1 ? Je ne suis pas certain qu’il s’agisse d’un problème informatique. C’est notre mémoire, pas seulement celle des ordinateurs, que nous prétendons organiser.


  1. Le « tout-message » me semblait prometteur. J’en suis revenu.

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