Olivier Megaton — Taken 2

Cet article est issu de Kusikia, un exercice d’écriture de courtes critiques culturelles, publié entre mai 2012 et mars 2013.

Attention, si vous n’avez pas vu ce film (vous avez de la chance), je dévoile des éléments clefs de l’intrigue (ou de ce qui ce veut être une intrigue) dans la suite.

Après avoir été sauvé des griffes d’un émir priape par mon super agent spécial de Papa, je me remets du traumatisme de ce quasi-viol en roulant des palots à un ado canabissé. Ma Maman se sépare d’avec son nouveau mari, alors je ne suis que trop heureuse de partir avec elle à Istanbul pour rejoindre mon Papa, nod nod wink wink. Au moins, je n’aurais pas à penser au permis, que je n’arrive pas à avoir.

Mais ces salauds de dealers sans foi ni loi, de violeurs d’enfants et de proxénètes d’Albanais en ont après mon Papa et foutent en l’air mon plan et mes parents sont kidnappés, ça casse l’ambiance romantique. Énervée, je décide de les libérer. On est dans un Besson, alors ces couillons de flic turcs sont des incapables, mais moi j’ai un trombone et un iPhone. C’est important, l’iPhone, pour sauver le monde.

Libéré, mon Papa décide de m’enfermer à l’Ambassade, faudrait pas qu’il se fasse voler la vedette par une gamine, pour aller sauver ma Maman. Il a une super mémoire auditive, mais il a préféré agent spécial à directeur de la NASA, et il la retrouve. Istanbul ça pue et c’est sale, alors il décide d’aller dans un hammam pour régler ses comptes. La moiteur, ça rapproche les corps et les cœurs, et il emballe ma Maman.

L’affaire est dans le sac, et pas démontée pour deux sous, j’ai mon permis en deux temps trois mouvements. Chouette, je vais pouvoir faire *Taxi*… on est dans un Besson après tout.