Pascal Laugier — The Secret

Anthony Nelzin-Santos

Cet article est issu de Kusikia, un exercice d’écriture de courtes critiques culturelles, publié entre mai 2012 et mars 2013.

Pendant 45 minutes, on s’ennuie ferme devant The Secret, à se croire dans la peau d’un des rednecks n’ayant pu quitter la ville de Cold Rock. Ou ce qu’il en reste depuis que sa mine a fermé et que des enfants en disparaissent. Un ogre, le Tall Man, et des bois marécageux, voici les éléments d’un conte fantastique vu et revu.

Et puis soudain, coup de théâtre, on se réveille.

Pour mieux se rendormir devant un thriller de seconde zone souligné par un propos social noir à en être ridicule.

The Secret finit comme une crêpe qui a manqué la poêle : ça aurait pu être bien, mais c’est tant pis. Jessica Biel en ogresse moderne manipulante et manipulée, ça aurait pu être bien, mais Jessica Biel en sociopathe ordinaire maquillée juste comme il faut, c’est tant pis.