Pomodoro : comment une tomate m’aide à mieux travailler

Anthony Nelzin-Santos

Si j’écris autant ces dernières années, c’est grâce une tomate — mais pas n’importe quelle tomate, celle de la méthode Pomodoro.

La méthode Pomodoro est une méthode de gestion du temps et des tâches basée sur cinq étapes simples :

  • 1) identifier les tâches à accomplir
  • 2) lancer un minuteur pour 25 minutes (un pomodoro) et travailler
  • 3) à la fin des 25 minutes, cocher les tâches accomplies
  • 4) prendre cinq minutes de pause
  • 5) recommencer les étapes 2 à 4 à l’envie

Après quatre pomodori, soit pas loin de deux heures, on peut prendre une pause plus longue, de 15 à 30 minutes. Ces règles sont on ne peut plus simples, et flexibles : après quelques mois d’utilisation, je me suis rendu compte que j’étais plus efficace si je travaillais par périodes de vingt minutes entrecoupées de cinq minutes, avec une longue pause de vingt minutes elle aussi (le temps d’un épisode de série TV américaine, la vie est bien faite).

Je n’utilise pas cette méthode en permanence, je l’utilise d’ailleurs très rarement désormais : j’ai pris l’habitude, si j’ai besoin d’écrire un long article, d’ignorer les distractions (Twitter, courriels, conversations diverses et variées) pendant vingt minutes. Je n’en ai pas forcément besoin lorsque j’écris des articles courts, qui ne requièrent pas toujours un grand niveau de concentration. J’aime par contre beaucoup l’utiliser le matin, lorsque j’ai besoin d’être hautement productif : j’ai écrit ce matin douze brèves sur MacGeneration et iGeneration en l’espace de six pomodori.

J’utilise la méthode Pomodoro de manière artisanale depuis deux ou trois ans, suffisamment longtemps pour le plus souvent me passer d’un minuteur, et découper mon travail en temps de vingt minutes sans m’en rendre vraiment compte : c’est la limite de mon attention avant que j’ai besoin de prendre une pause. J’aime de temps en temps l’utiliser de manière très rigide non pas pour être plus productif… mais pour limiter le temps que je vais passer sur une tâche. Ainsi, cet article a été rédigé en vingt minutes, et pas une de plus. Le but n’est pas non plus de devenir dépendant de l’outil, voire assisté et infantilisé : il est utile, mais il faut aussi savoir s’en affranchir, et, au mieux, l’incorporer naturellement.

Lorsque je la suis de manière aussi pointue, j’utilise l’application My Little Pomodoro, simple, pratique, pas chère (2,99 €) et disposant de suffisamment de statistiques pour satisfaire mon amour des chiffres. Son développeur m’a promis que les différentes données seraient prochainement synchronisées avec iCloud et Dropbox. Time Butler, sortie il y a deux jours, semble prometteuse, quoique sensiblement plus chère (7,99 €) et quelque peu plantogène, mais aussi très complète. Je ne l’ai plus fouillé depuis quelque temps, mais le site Pomodoro World est mis à jour régulièrement avec de nombreux articles autour de cette méthode et quelques bonnes idées pour l’appliquer dans différents domaines.