métro[zen]dodo

Du problème Tim Berners-Lee

Matthew Butterick :

So it’s flabbergasting to now see Berners-Lee in the New York Times sidestepping any accountability, and instead promoting himself as the restorer of the web’s virtue. Berners-Lee is pushing what he calls the Contract for the Web, which he describes, with no irony, as a “global plan of action … to make sure our online world is safe, empowering and genuinely for everyone.” He assures us that “the tech giants Google, Facebook, [and] Microsoft” are all “committing to action.” What a relief! Berners-Lee still seems to think Big Tech can do no wrong, even at a time when public and political opinion are going the opposite direction.

La tribune de Tim Berners-Lee est d’une naïveté si confondante qu’elle en devient coupable. Peut-on vraiment croire que Google et Facebook peuvent être les fées marraines d’un web qui « respecte et protège la vie privée et les données personnelles » et « promeut le meilleur de l’humanité et combat ses travers » ? À l’instar des « dictateurs bienveillants à vie » des projets open source, qui tombent comme des mouches, les « pères fondateurs » du web devraient prendre leur retraite avant de commettre des erreurs irréparables. Comme disent les documents financiers, les succès passés ne préjugent pas des performances futures. Avoir inventé le web n’assure aucune autorité morale évidente sur son développement — ou bien il faut donner la même à Vinton Cerf (aujourd’hui salarié de Google) ou Marc Andreessen (membre du conseil d’administration de Facebook qui flirte dangereusement avec l’extrême-droite américaine). C’est tout de suite moins drôle, n’est-ce pas ?

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