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Des profils fantômes et de la discrétion numérique

Zeynep Tufekci, New York Times :

Another troubling example of inference involves your phone number. It is increasingly an identifier that works like a Social Security number — it is unique to you. Even if you have stayed off Facebook and other social media, your phone number is almost certainly in many other people’s contact lists on their phones. If they use Facebook (or Instagram or WhatsApp), they have been prompted to upload their contacts to help find their “friends,” which many people do.

Je n’ai pas de compte Facebook, mais j’ai très probablement un « profil fantôme », grâce à l’imprudence de mes proches. La collecte automatisée du carnet d’adresses, et plus largement de toutes les données concernant de tierces personnes, devrait tout simplement être interdite. Si « ce qui est privé doit le rester », alors Apple doit être beaucoup plus ferme en la matière. De la même manière, elle doit faire tourner l’adresse MAC (notamment utilisée pour pister vos déplacements dans les transports et les centres commerciaux) et les identifiants publicitaires uniques (notamment utilisés pour pister les applications et les sites que vous utilisez) des appareils de manière beaucoup plus régulière.

This is worrisome enough when it involves correct inferences. But because computational inference is a statistical technique, it also often gets things wrong — and it is hard, and perhaps impossible, to pinpoint the source of the error, for these algorithms offer little to no insights into how they operate. What happens when someone is denied a job on the basis of an inference that we aren’t even sure is correct?

Ce problème ne peut probablement pas être réglé par des méthodes conventionnelles. C’est donc l’ensemble du système qu’il faut attaquer : ces gens veulent dégager du signal à tout prix, il faut leur envoyer du bruit à tout crin.

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