Terence Young — James Bond 007 contre Dr No

Anthony Nelzin-Santos

Cet article est issu de Kusikia, un exercice d’écriture de courtes critiques culturelles, publié entre mai 2012 et mars 2013.

« Le premier film James Bond ! », clamait l’affiche. C’est surtout un faux départ.

Il contribue certes à mettre en place une mécanique qui sera celle de la plupart des films de la série : le James Bond Theme, signé par Monty Norman et non John Barry ; la scène d’ouverture filmée à travers le canon d’un pistolet de Maurice Binder ; le « Bond… James Bond » ; le briefing avec M ; le Walter PPK ; la James Bond Girl (et quelle James Bond Girl !) ; le SPECTRE ; et évidemment le classique scénario en trois parties (enquête, capture, résolution).

Mais Dr No est un film à petit budget, et ça se sent terriblement, même en mettant de côté le fait qu’il s’agit d’un film des années 1960 qui a forcément vieilli. Il a certes le bon goût d’être un des Bond utilisant le moins les gadgets de Q et abîmant le plus l’espion britannique, mais le personnage de 007 semble presque forcé et au final assez brouillon. Et je ne comprends toujours pas bien le scénario.

Dr No n’est pas un mauvais film, mais ce n’est pas pour rien qu’il est resté dans l’ombre des cinq autres Bond incarnés par Connery. Un 007 de rodage, en somme.