Un ordinateur à mon poignet

Anthony Nelzin-Santos

Andy Stone :

Smartwatches can be amazing devices when placed on the wrist of the user, on top of a noticeable heartbeat, on a swinging arm, and on skin with many nerve endings. But most wearable technology currently ignores the fact that it is a computer in constant contact with a person all day long. Instead of focusing on screens and interfaces to feed data to the user, it should focus primarily on processing data from the user and providing digestible and timely feedback.

Si je traduis « *smartwatch* » par « montre connectée », ce n’est pas tout à fait un hasard. Où est l’intelligence dans ces appareils passifs, sans grande puissance de calcul ni connexion directe au réseau, et dont les interfaces ne sont pas véritablement adaptées à leur position au poignet ? Les propositions présentées par Google et les pistes lancées par Andy Stone répondent en partie à cette question, mais je crois que c’est le concept même qui est à revoir.

Les « traqueurs d’activité » m’intéressent beaucoup plus : ils ne font rien de ce qu’un smartphone ne fait (mais le pourraient), mais font ce qu’un smartphone est incapable de faire (et le sera toujours, parce qu’il n’est pas en contact permanent avec la peau de son utilisateur). Mais ils sont loin, très loin d’être encore satisfaisants : si je sais désormais tout de mon niveau d’activité et de la qualité de mon sommeil, ces appareils ne m’aident pas à interpréter ces données et agir en conséquence1.

Or malheureusement (et de manière assez surprenante), Apple semble s’intéresser plus à la collecte qu’à l’analyse des informations.


  1. À l’exception des appareils de Withings, dont l’environnement cohérent préfigure sans doute quelques aspects d’une future informatique plus pervasive.