Wayne Blair — Les Saphirs

Anthony Nelzin-Santos

Cet article est issu de Kusikia, un exercice d’écriture de courtes critiques culturelles, publié entre mai 2012 et mars 2013.

Les Saphirs n’est pas un film pesant sur la condition des aborigènes dans l’Australie de la fin des années 1960. Les Saphirs n’est pas un film moralisateur sur la guerre du Viêt-nam. Les Saphirs n’est même pas une vraie comédie musicale.

Mais Les Saphirs est un film léger sur la complexité des relations familiales dans l’Australie de la fin des années 1960 et au-delà. Les Saphirs est un film différent sur l’envers (et l’enfer) de la guerre du Viêt-nam. Et Les Saphirs offre une bande-son tout simplement incroyable.

Le script de Tony Briggs, qui romance l’histoire de sa mère, fait passer du rire aux larmes et de la soul aux bombes en un instant. Il est efficacement mis en images par Wayne Blair, qui prouve qu’on peut avoir fait de la TV et s’en sortir sur grand écran. Chris O’Dowd (qui jouait récemment dans Friends with Kids) y est comique sans être caricatural, donc juste. Deborah Mailman est comme d’habitude excellente, et bon sang, la voix de Jessica Mauboy !

Oui, oui et encore oui, allez voir Les Saphirs.